Vendredi 19 septembre 2026 · La Friche la Belle de Mai

Pendant une semaine, des artistes venus de six pays se retrouvent à Marseille pour créer, expérimenter et échanger. Le 19 septembre à La Friche la Belle de Mai, ils partagent tout avec le public, restitutions de laboratoires, concert hip-hop algérien et bal méditerranéen jusqu’à la nuit.

17h – 19h
Petit plateau
Restitution des Labos Smala
Présentation des formes nées des rencontres et expérimentations de la semaine. Danse, musique, récits.
Réserver
20h
Grandes Tables
Musique
Hip-hop algérien. Une voix de la rive sud qui résonne avec les rythmes de la semaine.
21h
Grandes Tables
Bal méditerranéen — DJ Jikay
Quand les sons de la Méditerranée se frottent aux rythmes hip-hop. Danse collective jusqu'à la nuit.

Faire Méditerranée

Smala est le pôle itinérant de création chorégraphique imaginé par le chorégraphe Kader Attou. Depuis des siècles, la Méditerranée est un espace de rencontres, de passages, de créations. C’est dans cet héritage vivant que s’inscrit ce laboratoire, faire circuler les artistes, les idées, les sons, les gestes, là où les frontières semblent s’installer.

Smala est un mot chargé d’histoire. Il évoque la capitale mobile de l’Émir Abdelkader, cette communauté solidaire où se mêlaient savoirs, arts et stratégies de résistance. Pendant quatre ans, des constellations d’artistes se sont tissées entre sept pays, reliés par une même mer et des imaginaires communs.

Faire Méditerranée aujourd’hui, c’est aussi résister. C’est proposer des paroles et des actes qui rassemblent.

© Damien Bourletsis

Smala

Laboratoires chorégraphiques nomades en Méditerranée

Casablanca, Tunis, Le Caire,
Kalamata, Chypre et Alger

À Casablanca, c’est avec Casamémoire qu’a débuté l’aventure — une plongée dans le lien entre danse et patrimoine, dont est née une capsule vidéo habitant les murs de l’immeuble Assayag. Une seconde rencontre a suivi avec l’association AMME, cette fois pour explorer les territoires communs entre geste contemporain, musiques amazighes et électroniques. Un terrain de repérage autant qu’un espace de création.

À Tunis, en 2025, une quinzaine d’artistes ont rejoint Kader Attou et les danseurs d’Accrorap dans le cadre du projet Massari. De cette rencontre sont nées des complicités durables — avec Hazem Chebbi d’abord, puis avec Selim Ben Safia, dont le partenariat s’est approfondi en résidence à la Friche la Belle de Mai, jusqu’à l’amorce d’une nouvelle création, Labes.

Au Caire, en 2026, un laboratoire chorégraphique dirigé par Ezzat Ismaïl a réuni des artistes égyptiens au sein de l’Ezzat Dance Studio — une étape de recherche et de transmission au cœur d’une ville qui pulse.

En Grèce et à Chypre, entre Kalamata et Limassol, des danseurs grecs et chypriotes se sont retrouvés en 2025 puis en 2026 pour des sessions de création ouvertes, accueillant de nouveaux artistes au fil des auditions.

© Damien Bourletsis

À Alger, fin mai 2026, Kader Attou a rencontré une nouvelle génération de danseurs algériens. De ces auditions, une rencontre s’est imposée — un danseur rejoint la constellation Smala pour le rassemblement final de Marseille.

Autant d’escales qui, les unes après les autres, ont tracé le chemin vers septembre 2026 et la Saison Méditerranée.

Porteur du projet et production : Compagnie Accrorap, direction Kader Attou
Partenaires financiers :
Ville de Marseille / Institut français de Paris / Saison Méditerranée / Région Sud / Instituts français : Égypte / Grèce / Chypre / Tunisie / Institut Français de Tunisie / Institut Français de Paris (programme ICC) / Instituts français de Grèce et Chypre / Institut Français d’Égypte / Ville de Saint Ouen
Partenaires culturels :
Casamémoire / AMME – Association marocaine pour les musiques électroniques et amazighes / Al Badil – Tunis / AMI – Marseille / NCDN – Le Caire / Festival international de danse de Kalamata / Maison de la danse de Limasol